neurosciences

Neurosciences

Les neurosciences font référence dans les métiers de l’humain. Elles sont passionnantes pour l’esprit et leurs enseignements, incontestables, nous donnent une meilleure compréhension du fonctionnement de notre cerveau.

La définition en est :

Les neurosciences sont les études scientifiques du système nerveux.


Se pose alors la question : que vient faire le système nerveux dans nos affaires à caractère plutôt psychologique ?

Il convient donc de dire que ce qui nous intéresse le plus sont les neurosciences cognitives, censées faire le lien entre nos caractéristiques neurobiologiques et notre cognition et donc nous éclairent sur la dimension opérationnelle de notre cerveau.

Traditionnellement, les neurosciences se pratiquent avec des moyens de mesures physiques (par exemple les électro-encéphalogrammes pour mesurer l’activité électrique de certaines zones de notre cerveau ou l’imagerie médicale). Au-delà des enseignements passionnants et éclairants qu’elles apportent, est-il judicieux de les utiliser sans modèles pédagogiques ?

Autrement dit, à moins d’être un chercheur en neurobiologie, nous avons besoin d’une passerelle pour utiliser leurs enseignements, et non pas uniquement se les approprier intellectuellement.

C’est ici que les points de divergences apparaissent. Nous constatons une sorte de guerre des clans entre les approches scientifiques et les enseignants (dont le projet est de transmettre). Cela se situe sur des niveaux logiques différents qui utilisent les mêmes termes pour décrire des choses différentes.

Le cas le plus connu est l’approche des hémisphères cérébraux (cerveau gauche et cerveau droit), dont le concept est du à Roger Sperry. Il a d’ailleurs obtenu le prix Nobel (Prix Nobel de physiologie ou médecine) pour ces travaux en 1981.

Certains pseudo-spécialistes de neurosciences contestent les travaux de ce prix Nobel.

Est-ce que la communauté internationale des biologistes se serait trompée ?


Si les récentes avancées de la science en la matière apportent un éclairage nouveau aux travaux de l’éminent Roger Sperry, le problème est ailleurs. Il y a une confusion entre les modèles pédagogiques qui utilisent cette terminologie (cerveau gauche – cerveau droit) et les neurosciences pour lesquelles cette même terminologie représente une réalité physique et biologique du cerveau.

Pour faire court : les mêmes mots ne décrivent pas les mêmes choses.


Et de là s’ensuit une bataille qui consiste à décrédibiliser les modèles pédagogiques, forts utiles à chacun au demeurant, et qui de plus ont fait la preuve de leur utilité depuis des décennies. Nous sommes là dans un conflit de territoire stérile qui n’apporte pas grand-chose, hormis de la confusion.



Neurosciences et Intelli7


Depuis le début des années 1990 nous travaillons avec les neurosciences. Nous les utilisons quotidiennement, en faisant des liens avec les mécanismes cognitifs, qui sous-tendent notre psychologie et nos comportements. De cette façon leurs enseignements deviennent accessibles au quotidien, et utilisables directement par tous. Et ces enseignements vont bien au-delà de la simple compréhension intellectuelle.

Pour autant, nous conservons également les différentes approches et les superposons dans une vocation pédagogique. Chaque contribution est utile et permet d’ouvrir les champs de compréhensions et d’actions au plus grand nombre.

Les neurosciences et les modèles pédagogiques s’enrichissent mutuellement, et donc, de fait, cohabitent avec bonheur. Il n’y a donc pas lieu de créer une polémique à ce sujet. Au contraire, nous bénéficions d’une richesse que nous pouvons transmettre facilement.